Les bivouacs

 bivouac

« … connaître au réveil, l’insouciante ivresse de seulement respirer, de seulement vivre.  »                               Le désert  Pierre LOTI

Les mille et une étoiles pour une nuit magique.

Le soir venu, la fraîcheur de la nuit viendra apaiser le soleil brûlant de la journée. Le campement s’installe alors autour d’un feu.
Oubliée la fatigue de la journée, oubliées les heures de marche! Heureux d’être allé au bout de vous même.
A ce moment-là, il reste le temps de profiter de la soirée avant l’arrivée de la nuit :  faire un brin de toilette, repos, lecture, exploration des environs, observer la préparation du pain de sable…

Le rituel du thé nomade avec fruits et biscuits secs en accompagnements va vous requinquer en deux temps trois mouvements. La coutume veut que l’on serve trois fois le thé, lequel infuse jusqu’à la dernière goutte. Le premier est amer comme la mort, le deuxième doux comme la vie, le troisième sucré l’amour. Ensuite après une bonne soupe accompagnée de dattes un repas chaud vous sera servi.

Bien installé sur un matelas et blotti dans une couverture,  l’odeur de l’encens enivrante, vous savourerez les rires et les chants des nomades sous les étoiles dans le plus bel hôtel du monde.

Par soucis de confort et aussi en cas de pluie, vent, froid, nous fournissons des tentes pour tous les circuits, ( 6 à 8 personnes par tente).

Entre 6h30 et 7h du matin , chacun vaque à ses occupations. Entre 7h et 8h tout le monde se retrouve pour le petit déjeuner. Les bagages sont rassemblés près des dromadaires  ….

 

Et puis partir, très haut monté sur le dromadaire éternellement marcheur, qui va d’amble égal jusqu’au soir. Cheminer en rêvant, cheminer, cheminer toujours, ayant devant soi la tête poilue ornée de coquillages et le long cou de la bête, qui fend l’air avec des oscillations de proue de navire. Voir les solitudes, passer après les solitudes ; tendre l’oreille au silence, et ne rien entendre ni un chant d’oiseau, ni un bourdonnement de mouche parce qu’il n’y a rien de vivant nulle part…

« Après l’aube froide, tout de suite le soleil monte et brûle. Les quatre heures de route du matin, marchant vers le Levant, avec la lumière en face sont les plus éblouissantes du jour. Ensuite, en un lieu quelconque choisi par notre fantaisie, sous une tente légère et vite dressée, c’esr la halte de midi, pendant laquelle la caravane plus nombreuse, plus lente, de nos Bédouins et de nos chameaux porteurs nous rejoint, passe avec des cris de fête sauvage, et disparaît dans l’inconnu d’en avant. Puis, après les quatre heures encore d’étape du soir, c’est enfin la bonne arrivée dans le lieu toujours imprévu du repos de nuit, c’est la joie simplement physique de retrouver sa tente, devant laquelle le dromadaire docile vous dépose en s’agenouillant ».       

                                                                                                                                    Le  désert. Pierre LOTI




 
Mis à jour le 13 septembre 2009